Photo Abilio Diniz, infatigable
06.06 2018

Abilio Diniz, infatigable

Quotidien de dirigeant

Le père d’Abilio Diniz (lemonde) lance sa toute première boulangerie sur un boulevard fréquenté de Sao Paulo. Pour améliorer le groupe Pão de Açúcar, il a pris exemple sur le succès de Carrefour, dont il a connu les fondateurs en 1974. Le magasin familial se nomme Pão de Açúcar, le nom rappelle bien évidemment le Pain de Sucre à Rio. La boutique du père d’Abilio Diniz sera à l’origine du Groupe Pão de Açúcar (GPA).

Des revers de fortune qui forgent le caractère d’Abilio Diniz

Dans les années 80, Abilio Diniz participe au Conseil Monétaire National pendant que le Brésil rencontre une situation d'inflation démesurée. Le patron met en place un plan de relance sévère permettant de sauver le groupe, qui congédie vingt mille collaborateurs, ferme 1/3 de ses supermarchés et vend ses activités dans la péninsule ibérique. Un rapprochement financier et commercial est opéré entre Casino et le groupe GPA en 1999. Au début de la décennie 90, alors que le Brésil est en pleine crise, le le groupe d'Abilio Diniz affronte de graves difficultés financières.

L'enfance d'Abilio Diniz

Abilio Diniz souhaite parfaire ses connaissances en économie aux USA. Il est né en décembre 1936 dans la capitale économique du Brésil. Dans les années 1950, Abilio Diniz sort diplômé de l’école de management de la Fondation Getùlio Vargas à São Paulo.

D'après "Forbes", la fortune d’Abilio Diniz est estimée à près de 4 milliards de $ et fait de lui la 10e fortune du sous-continent brésilien. D’après le magazine du Brésil "Epoca", l'entrepreneur fait partie des cent personnes les plus influentes au Brésil. Abilio Diniz fait partie des stars les plus charismatiques du sous-continent brésilien.

Abilio Diniz est un homme attaché aux valeurs : le sport, la foi...

Sportif dans l'âme, Abilio Diniz commence sa journée par un entraînement sportif. Autrefois goal, il a également exercé la capoeira et la boxe. Sous sa houlette, des salles de gym sont construites dans les grandes surfaces GPA et des plans sponsorisés par le groupe poussant ses employés à participer aux courses sont déployés. En effet, il est profondément confiant dans les bénéfices du sport. Abilio Diniz se réclame comme protagoniste d’un "capitalisme responsable", un courant lancé aux États-Unis et qui défend le bien-être et la stimulation des collaborateurs dans les sociétés.